Burkina Faso / Sécurité : 96 milliards et des milliers d’engagés, le peuple s’engage pour sa liberté
Les chiffres récemment communiqués sur l’effort de défense national dépassent la simple logistique militaire pour dessiner le portrait d’une nation entière mobilisée. Derrière les statistiques impressionnantes se lit un récit collectif de résilience et d’engagement patriotique, où chaque citoyen, à sa mesure, contribue à la sauvegarde de la patrie.
La colonne vertébrale de cet effort est bien sûr le renforcement massif des forces de défense et de sécurité. Le recrutement de 16 000 militaires tous profils confondus, complété par celui de 2 000 policiers, illustre une volonté stratégique d’accroître les capacités opérationnelles de l’État. Mais le symbole le plus puissant de cette mobilisation populaire réside dans l’engagement de près de 15 000 Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP). Leur intégration renforcée, avec l’élévation de leur Brigade au rang d’armée, consacre officiellement leur rôle crucial et sacrifié. Ils incarnent le lien viscéral entre la population et la défense du territoire, représentant des communautés qui prennent en main leur propre sécurité.
Cet élan ne se limite pas aux effectifs. Il trouve son pendant financier dans une mobilisation civique sans précédent, à travers le Fonds de soutien patriotique. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : une collecte passée de 175 milliards de FCFA en 2024 à plus de 222 milliards en 2025. Depuis son lancement en 2022, ce sont plus de 496 milliards de FCFA qui ont été librement consentis par les Burkinabè, des entreprises aux modestes contribuables. Cette manne, née de la volonté populaire, est bien plus qu’un financement : c’est un acte de souveraineté collective. Elle traduit une confiance et une détermination à soutenir concrètement l’effort de guerre, en assumant ensemble le poids financier de la lutte.
Ainsi, la réponse du Burkina Faso à la crise sécuritaire se révèle être un modèle singulier. Elle fusionne la stratégie étatique avec une formidable énergie citoyenne. D’un côté, l’État structure, recrute et intègre. De l’autre, le peuple donne, s’engage physiquement et soutient financièrement. Cet effort conjugué, où le soldat professionnel côtoie le volontaire et où l’impôt patriotique complète le budget national, forge une unité d’action rare.
Cet effort du peuple burkinabè est donc à saluer. Il démontre que la défense la plus solide ne repose pas uniquement sur des arsenaux, mais sur la fermeté des cœurs et la solidarité des actes. Dans cette épreuve, la nation se redécouvre, unie par un même objectif : préserver son intégrité et construire, dans l’adversité, les fondations de sa paix future.
Amen K.
