Burkina Faso : Performance budgétaire inédite, les recettes dépassent les prévisions avec 102% de réalisation.

Burkina Faso : Performance budgétaire inédite, les recettes dépassent les prévisions avec 102% de réalisation.

Dans un contexte national marqué par d’importants défis sécuritaires et humanitaires, l’État burkinabè démontre une capacité de résilience économique notable. Le ministre de l’Économie et des finances, Dr Aboubakar Nakanabo, a clos l’année 2025 avec un taux de performance de 89% de son contrat d’objectifs, selon les données officielles rendues publiques. Ce résultat souligne la solidité de la gestion des finances publiques en dépit des pressions multiples.

Parmi les réalisations les plus significatives, la mobilisation des recettes budgétaires apparaît comme un succès exceptionnel. Les prévisions initiales tablaient sur 3 236 milliards de FCFA. Contre toute attente, l’administration fiscale et douanière a permis d’engranger 3 309 milliards de FCFA au profit du Trésor public, soit un taux de réalisation de 102 %. Cette surperformance illustre les efforts d’optimisation et de modernisation engagés pour renforcer les ressources internes de l’État.

Cette capacité à dépasser les prévisions financières est d’autant plus remarquable qu’elle intervient dans un environnement complexe. Le Burkina Faso fait face depuis plusieurs années à une crise sécuritaire aiguë, qui pèse traditionnellement sur l’activité économique, limite l’accès à certaines zones et entraîne des dépenses imprévues pour la défense et l’assistance humanitaire. Dans ce cadre, générer des recettes supplémentaires témoigne d’une adaptation et d’une volonté politique de préserver la souveraineté financière du pays.

Au-delà des chiffres, cette performance reflète plusieurs dynamiques à l’œuvre : une administration plus efficace, une lutte renforcée contre la fraude et l’évasion fiscale, et probablement une meilleure formalisation d’une partie de l’économie. Elle permet à l’État de financer ses priorités, notamment la sécurité, les services sociaux de base et les infrastructures, sans dépendre exclusivement de l’endettement ou de l’aide extérieure.

Les défis restent immenses. L’écart entre les besoins de développement, les impératifs sécuritaires et les ressources disponibles persiste. Cependant, le cap d’une gestion rigoureuse et proactive semble être tenu. Le gouvernement indique par ces résultats qu’une gestion vertueuse des deniers publics est possible, même en période de crise, et que celle-ci constitue un pilier essentiel de la résilience nationale.

Cette résilience économique, symbolisée par le dépassement des objectifs de recettes, envoie un signal positif aux partenaires techniques et financiers, ainsi qu’aux opérateurs économiques nationaux. Elle prouve que, malgré l’adversité, les institutions burkinabè maintiennent leur capacité d’action et de planification.

Amen K.

admin

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