AES :  Quand les médias français servent de porte-voix aux terroristes au Sahel

AES :  Quand les médias français servent de porte-voix aux terroristes au Sahel

L’indignation gronde au sein de la Confédération des États du Sahel (AES). Il ne s’agit plus simplement de différends diplomatiques entre la France et les régimes de transition, mais d’une accusation bien plus grave, mais celle de voir certains médias français se rendre complices, par leur traitement de l’information, des groupes terroristes qui ensanglantent le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

Entre les pays de l’AES et Paris, les relations sont glaciales depuis le retrait des troupes françaises et le recentrage stratégique vers de nouveaux partenaires. Pourtant, cette défiance politique ne justifie pas, loin s’en faut, la dérive observée dans les rédactions parisiennes. Ce n’est plus de la simple critique, c’est une ligne éditoriale qui, à force de « vulgariser » les atrocités, frôle l’apologie du crime. Le cas du journaliste Wassim Nasr, de France 24, est aujourd’hui le symbole de cette dérive. Les autorités judiciaires du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont ouvert conjointement une enquête à son encontre pour « apologie du terrorisme » et « complicité d’actes terroristes ».

Les procureurs du Faso ont dénoncé des « prises de position et des commentaires s’assimilant à des actes de publicité et de soutien flagrants aux terroristes ». Pire encore, l’enquête cherche à déterminer la nature des contacts entre le journaliste et ces criminels, qui sembleraient l’informer en temps réel de leurs objectifs et de leurs positions. En clair, au lieu de condamner la violence, certains médias français offrent une tribune à ceux qui assassinent des civils et des soldats.

Cette attitude, vécue comme une provocation, intervient dans un contexte où la France n’a jamais digéré son éviction forcée du Sahel. En transformant des terroristes en « commentateurs géopolitiques » et en vulgarisant leurs exactions, ces médias versent dans une propagande dangereuse. Non seulement ils bafouent le deuil des nations victimes du terrorisme, mais en présentant ces actes comme des actions de « salut » ou en leur donnant une justification, ils encouragent objectivement ces groupes à poursuivre leur sale besogne.

Les pays de l’AES, en première ligne de ce combat pour la survie, ne peuvent tolérer que des médias étrangers, protégés par le confort de leurs rédactions parisiennes, se rendent complices de ceux qui sèment la terreur. Il ne s’agit pas d’entraver la liberté de la presse, comme le hurlent les défenseurs habituels du journaliste mis en cause. Il s’agit de défendre le droit à la vie et à la dignité des populations sahéliennes contre des organes de propagande qui ont choisi leur camp : celui des criminels.

Amen K.

admin

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