Burkina Faso : Civisme fiscal, quand le Chef du gouvernement montre la voie et appelle la nation à emboîter le pas.
Au Burkina Faso, l’impôt n’est pas qu’une simple obligation légale ; il est un acte patriotique, le carburant qui permet à la machine étatique de fonctionner et de fournir les services essentiels à la population. Pour encourager cette culture du devoir citoyen, le gouvernement a institué les Journées de l’exemplarité fiscale. Ce lundi 2 mars 2026, à Ouagadougou, le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a donné le ton de la quatrième édition en s’acquittant personnellement de sa Taxe sur les véhicules à moteur (TVM) et de sa taxe de résidence.
Par cet acte simple mais hautement symbolique, le Chef du gouvernement n’a pas seulement lancé une opération de collecte. Il a posé un acte de gouvernance vertueuse, fondée sur un principe universel et puissant : l’exemplarité. En se mettant en règle avec le Trésor public, devant ses concitoyens, il envoie un message : le civisme fiscal commence au sommet de l’État. Il ne s’agit pas d’une injonction lointaine, mais d’un engagement personnel, visible et concret.
L’objectif de cette journée est ambitieux et fédérateur : faire de chaque Burkinabè un acteur du développement. Car payer ses impôts et taxes, c’est contribuer directement au financement de l’école pour nos enfants, des centres de santé pour nos familles, des routes qui désenclavent nos villages et de la sécurité assurée par nos vaillantes Forces de défense. C’est investir dans notre propre avenir collectif.
Ce mécanisme incitatif, basé sur l’émulation positive, est une pièce maîtresse de la stratégie nationale de mobilisation des ressources. En voyant leurs dirigeants montrer l’exemple, les citoyens sont naturellement encouragés à faire de même. La pression sociale positive remplace la contrainte, et l’acte de payer devient un geste de fierté, une marque d’appartenance à une nation qui se construit ensemble. Le geste du Premier ministre Ouédraogo est donc un appel à la prise de conscience collective. Il invite chaque citoyen, chaque commerçant, chaque chef d’entreprise à comprendre que l’impôt n’est pas une charge, mais un levier. C’est le pont entre nos besoins individuels et les solutions collectives.
Alors que le Burkina est engagé dans des chantiers majeurs pour sa refondation et sa souveraineté, les ressources internes sont plus que jamais cruciales. Payer ses taxes, c’est participer à l’effort de guerre économique et social. C’est, à son échelle, contribuer à la marche victorieuse du pays vers l’autosuffisance et la prospérité partagée.
Le Premier ministre a montré la voie. Il appartient désormais à chaque Burkinabè de franchir le pas, de se rendre dans les centres des impôts et de faire de ce civisme fiscal une habitude nationale. C’est par cette chaîne de solidarité et de responsabilité que le Burkina Faso gagnera le pari du développement. L’impôt, c’est l’affaire de tous, et l’avenir du pays se construit aussi dans le bureau du percepteur.
Amen K.
