Burkina Faso / Justice : Zoom sur les réformes structurelles mises en œuvre ces dernières à même de consolider l’État de droit

Burkina Faso / Justice : Zoom sur les réformes structurelles mises en œuvre ces dernières à même de consolider l’État de droit

La première revue annuelle du cadre sectoriel de dialogue « Justice et droits humains » s’est tenue mardi 10 mars à Ouagadougou. Ces assises ont dressé un bilan élogieux de 2025, avec un taux d’exécution physique des activités à 91,44% (contre 88,38% en 2024) et financier à 81,12% (contre 88,11% en 2024). Ces performances satisfaisantes soulignent les réformes ambitieuses menées ces dernières années pour ancrer un État de droit au Burkina Faso.

Parmi les avancées phares de 2025 figurent la réouverture du tribunal de grande instance de Nouna, renforçant l’accès à la justice en zones rurales. Deux unités spéciales judiciaires ont été créées pour accélérer les procédures, tandis que plus de 150 dossiers criminels ont été jugés, incarnant une réponse ferme à l’insécurité. La formation de 849 forces de défense et de sécurité aux droits humains internationaux et humanitaires a professionnalisé les interventions sécuritaires. Autres victoires : le traitement de 9 500 conflits individuels au travail, l’assistance judiciaire à 1 870 personnes vulnérables, et le recouvrement de plus de 5 milliards FCFA en avoirs saisis et confisqués.

Ces réformes s’inscrivent dans une dynamique continue depuis 2024, transformant un système judiciaire souvent critiqué en pilier de la souveraineté. Elles favorisent la cohésion sociale, essentielle face aux défis sahéliens, et préparent le terrain pour le Plan Relance 2026-2030. Ce nouveau référentiel mobilise le secteur sur deux piliers clés : la consolidation de la sécurité, de la cohésion sociale et de la paix ; et la refondation de l’État avec une gouvernance améliorée.

Les perspectives 2026-2028 visent à relever des défis prioritaires : améliorer l’accès financier et psychologique à la justice, opérationnaliser la justice coutumière et traditionnelle, et renforcer les juridictions en ressources humaines, matérielles et financières. La réinsertion sociale des détenus, la promotion de la participation citoyenne, les valeurs de tolérance et de paix, ainsi que la résolution accrue des conflits communautaires compléteront cet arsenal réformateur.

Ces initiatives ne sont pas de vains mots : elles concrétisent un État de droit où chaque Burkinabè, du villageois au citadin, trouve protection et équité. Les acteurs du secteur, félicités pour leurs acquis, sont appelés à redoubler d’engagement pour propulser le Burkina vers une justice exemplaire, au service des Hommes intègres.

Amen K.

admin

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