Togo : la sûreté nucléaire et la responsabilité civile au cœur de l’engagement national
Le Togo poursuit résolument sa marche vers une maîtrise responsable des technologies nucléaires à des fins pacifiques. Mercredi 1er avril, en conseil des ministres, le gouvernement a adopté deux projets de loi autorisant l’adhésion du pays à deux instruments juridiques internationaux majeurs : la convention sur la sûreté nucléaire (Vienne, 17 juin 1994) et la convention relative à la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires (Vienne, 21 mai 1963).
Ces deux textes ne sont pas de simples formalités administratives. Ils traduisent une vision claire : faire du Togo un État responsable, respectueux des normes les plus exigeantes en matière de sécurité radiologique et d’indemnisation des victimes potentielles. La première convention vise à établir et maintenir un haut niveau de sûreté nucléaire à l’échelle mondiale, protégeant ainsi les populations et l’environnement contre les rayonnements ionisants, tout en prévenant les accidents dans les installations nucléaires civiles. La seconde instaure un régime harmonisé de responsabilité civile applicable aux dommages nucléaires, avec des obligations claires, des garanties financières et des règles d’indemnisation équitables.
Pour le Togo, cette double adhésion s’inscrit dans une dynamique cohérente. Depuis 2020, le pays s’est doté d’une loi sur l’utilisation pacifique du nucléaire, posant les bases juridiques nationales d’une ambitieuse politique énergétique et médicale. Aujourd’hui, en ratifiant ces conventions internationales, Lomé confirme sa détermination à aller plus loin et à renforcer sa crédibilité sur la scène mondiale.
Ce n’est pas un hasard si le Togo siège depuis septembre 2025 au Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Cette présence stratégique témoigne de la reconnaissance par ses pairs de son sérieux et de son engagement. Le pays ne se contente pas d’observer les règles : il participe activement à leur élaboration et à leur diffusion sur le continent africain.
L’adhésion à ces deux conventions envoie un signal fort aux partenaires internationaux. Le Togo est prêt à développer le nucléaire civil pour la santé, l’agriculture, l’énergie dans les conditions de sûreté les plus rigoureuses. Et en cas d’accident, les victimes seront protégées par un régime juridique clair et juste. C’est cela, la responsabilité d’un État moderne. Avec ces deux nouveaux textes, le Togo écrit une page supplémentaire de son histoire technologique. Une page placée sous le signe de la sécurité, de la paix et du droit.
Amen K.
