Burkina Faso 2025 : Rétrospection sur le réarmement massif au service de la lutte contre le terroriste.

Burkina Faso 2025 : Rétrospection sur le réarmement massif au service de la lutte contre le terroriste.

L’année 2025 restera marquée comme une étape décisive dans la profonde transformation des Forces Armées Nationales du Burkina Faso. Face à la persistance de la menace terroriste, l’État a poursuivi avec une intensité accrue sa stratégie de réarmement et de montée en puissance opérationnelle, mêlant acquisitions matérielles, renforcement des effectifs et diversification des partenariats.

Sur le plan des équipements, l’accent a été mis sur la mobilité, la protection et la puissance de feu. L’acquisition de nouveaux blindés légers tout-terrain, plus adaptés aux vastes étendues sahéliennes, a permis d’augmenter la rapidité d’intervention des unités. Des lots importants de drones tactiques, de surveillance et même de combat, ont été intégrés. Ces outils offrent un avantage crucial en matière de renseignement, de ciblage et d’attaques chirurgicales, réduisant l’exposition des troupes au sol. Parallèlement, la dotation en équipements de protection individuels (gilets, casques de nouvelle génération) et collectifs a été systématisée pour les bataillons engagés sur le front.

La lutte contre le terrorisme exigeant également une forte présence humaine, 2025 a vu le déploiement à grande échelle des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP). Leur formation accélérée et leur équipement en armes légères et moyens ont constitué une priorité, avec pour objectif de sécuriser les territoires reconquis et d’appuyer les forces régulières. Ce maillage territorial renforcé vise à asphyxier progressivement les groupes armés en leur coupant leurs bases arrière et leurs approvisionnements.

Sur le plan stratégique, l’année a confirmé une diversification des sources d’approvisionnement. Si certains partenaires traditionnels restent actifs, de nouveaux accords ont été conclus, notamment avec des pays partageant une expérience similaire de contre-insurrection. Cette politique vise à garantir une autonomie et une souveraineté accrues dans la gestion sécuritaire, tout en répondant à des besoins urgents et spécifiques.

Cependant, ce réarmement ambitieux soulève des défis majeurs. La formation accélérée des personnels à des équipements sophistiqués, la maintenance dans des conditions opérationnelles difficiles et la nécessaire coordination entre unités régulières et irrégulières restent des points de vigilance. L’enjeu n’est pas seulement quantitatif mais qualitatif : il s’agit de bâtir une force cohérente, agile et résiliente.

En définitive, 2025 aura été l’année de la consolidation matérielle de la doctrine militaire burkinabè, centrée sur une approche proactive et territoriale. Les acquisitions réalisées traduisent une adaptation pragmatique aux réalités du combat asymétrique. Le succès ultime de ce réarmement ne se mesurera pas seulement aux arsenaux livrés, mais à la capacité à restaurer durablement la sécurité et l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national, condition indispensable à tout développement futur.

Amen K.

admin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *