Burkina Faso : La dissolution des partis politiques, un acte courageux pour la réconciliation nationale

Burkina Faso : La dissolution des partis politiques, un acte courageux pour la réconciliation nationale

Ce jeudi 29 Janvier 2026, à l’issue du Conseil des Ministres, le Burkina Faso a pris une décision historique qui marquera sans aucun doute un tournant dans sa vie politique et sociale. Par décret de la République, Capitaine Ibrahim Traoré, et annoncée par le ministre d’État Émile Zerbo, la dissolution de tous les partis et formations politiques du pays est désormais effective. Officiellement, il n’existe plus de partis politiques au Burkina Faso. Cette mesure, aussi radicale qu’inédite, ne doit pas être perçue comme un recul démocratique, mais plutôt saluée comme un acte de courage et de lucidité face à un système partisan ayant profondément failli à sa mission.

Depuis des décennies, la classe politique burkinabè, à travers la multiplication des partis, a trop souvent cultivé la division au lieu de l’unité. Les luttes fratricides pour le pouvoir, les invectives publiques, les alliances contre-nature et les querelles intestines n’ont servi ni les intérêts du peuple ni ceux de la nation. Elles ont, au contraire, creusé des fossés artificiels entre les communautés, attisé les haines « des uns envers les autres » et détourné l’attention des défis essentiels. Dans un pays en proie à une crise sécuritaire et humanitaire sans précédent, ces divisions partisanes étaient devenues un luxe que le Burkina Faso ne pouvait plus se permettre.

Le gouvernement, en prenant cette décision, affirme une volonté claire, celle de réconcilier le peuple burkinabè avec lui-même. Il s’agit de dépasser les clivages hérités de logiques politiciennes pour retrouver l’essentiel notamment l’union sacrée face à l’adversité. Cette dissolution n’est pas une fin en soi, mais un moyen de créer les conditions d’un dialogue national authentique, où les débats porteront sur des idées et des projets pour la nation, et non sur des intérêts de chapelle ou des ambitions personnelles.

Dans cette période de refondation, l’accent doit être mis sur les valeurs qui ont toujours cimenté la société burkinabè : la solidarité, le patriotisme et le sens du bien commun. En mettant temporairement entre parenthèses le jeu partisan, l’État ouvre la voie à une concentration de toutes les énergies sur les priorités vitales : la reconquête du territoire, la protection des civils, le soutien aux déplacés et la relance économique. Il s’agit de reconstruire un pacte social fondé sur la confiance entre les citoyens et leurs institutions, une confiance que les partis avaient largement érodée.

Cette décision audacieuse du Capitaine Ibrahim Traoré et de son gouvernement mérite le soutien de tous les fils et filles du Burkina Faso qui aspirent à la paix et à la stabilité. Elle constitue une opportunité unique de tourner la page des rancœurs stériles pour écrire ensemble un nouveau chapitre de l’histoire nationale. Un chapitre où le seul parti qui vaille sera celui de la Patrie, et où la seule compétition légitime sera celle du dévouement à la cause commune.

Amen K.

admin

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