Burkina Faso : L’agro-industrie, nouveau visage de la souveraineté sous l’ère Capitaine Ibrahim Traoré
Depuis l’arrivée du capitaine Ibrahim Traoré à la tête du Burkina Faso, la quête de souveraineté nationale a trouvé un terrain d’expression majeur : l’agro-industrie. Loin de se limiter à la seule sécurité, le projet patriote s’est étendu aux champs et aux usines, avec une ambition de transformer localement les richesses du sol et créer de la valeur ajoutée burkinabè. L’année 2025 a marqué un tournant concret dans cette métamorphose.
Piloté par l’État et des investisseurs privés nationaux, le complexe agro-industriel de Bobo-Dioulasso a atteint en 2025 sa pleine capacité de transformation de tomates. Conséquences directes, une réduction de plus de 60% des importations de concentré de tomate, une matière première longtemps achetée à l’étranger malgré un potentiel local énorme. Des milliers de producteurs, organisés en coopératives, voient désormais leurs récoltes contractualisées et écoulées à un prix stable. Cette chaîne de valeur protège l’économie nationale des chocs extérieurs et génère des emplois en milieu rural et urbain.
Historiquement, le Burkina, leader africain du coton, exportait l’essentiel de sa fibre brute. La politique industrielle de 2025 a accéléré le changement. L’extension de la filature de Koudougou et l’inauguration de nouvelles unités de confection à Ouagadougou et Fada N’Gourma ont permis de réaliser un rêve ancien : produire localement des uniformes scolaires, militaires et des vêtements de travail. Cette intégration verticale capte une part bien plus importante de la valeur finale et forme une main-d’œuvre qualifiée dans le textile.
Face à la flambée des prix des céréales importées, l’accent a été mis sur la valorisation des productions locales. L’année 2025 a vu le lancement réussi de plusieurs unités de transformation de mil, de sorgho et de maïs en farines infantiles nutritives, en biscuits enrichis et en boissons. Ces produits, promus par des campagnes de communication nationales, conquièrent peu à peu les marchés urbains, modifiant les habitudes de consommation et renforçant la résilience alimentaire du pays.
Sous l’ère Traoré, l’agro-industrie n’est plus un secteur secondaire. Elle est devenue un pilier géostratégique, instrumentalisée pour réduire la dépendance, sécuriser les revenus des producteurs, créer des emplois et affirmer une souveraineté économique tangible. Les réalisations de 2025, bien qu’encore jeunes, esquissent les contours d’un Burkina Faso qui mise sur la transformation de ses propres ressources comme clé de son développement et de son autonomie. Le défi reste immense, mais la direction est tracée.
Amen K.
