Burkina Faso : Former des patriotes dès le bas âge, l’autre front de la lutte contre le terrorisme.
Aujourd’hui, le Burkina Faso franchit une étape décisive dans son système éducatif. En instaurant un programme de formation au patriotisme, au devoir civique et à l’amour de la patrie dès le plus jeune âge, le pays pose les bases d’une refondation nationale profonde. Cette initiative, impulsée par les autorités de la transition sous la direction du capitaine Ibrahim Traoré, répond directement aux défis existentiels qui minent le Sahel : insécurité galopante, terrorisme jihadiste et désunion sociale.
Face à une menace terroriste qui a fait plus de 2 000 morts en 2025 selon les chiffres officiels, et déplacé des millions de Burkinabè, cette réforme éducative apparaît comme une solution stratégique à long terme. Loin des réponses purement militaires, elle vise à forger une jeunesse résiliente, imprégnée de valeurs patriotiques. Dès la maternelle, les enfants apprendront l’hymne national, l’histoire des héros burkinabè comme Thomas Sankara, et les vertus du sacrifice pour la patrie. À l’école primaire et secondaire, des modules obligatoires sur le civisme, la défense nationale et la cohésion sociale remplaceront les programmes jugés trop théoriques et déconnectés de la réalité.
Cette approche s’inspire des modèles historiques réussis, comme l’éducation civique en Israël ou en Corée du Sud, où le patriotisme a consolidé l’unité face à l’adversité. Au Burkina, elle pourrait inverser la spirale de la radicalisation. Les djihadistes prospèrent sur le vide identitaire et la pauvreté ; un enfant éduqué à aimer sa terre natale sera moins perméable à leurs sirènes. De plus, cette formation renforcera la mobilisation citoyenne : une population unie derrière son drapeau soutiendra mieux les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et les Forces armées.
Les bénéfices ne s’arrêtent pas à la sécurité. Sur le plan économique, une jeunesse patriote investira dans l’agriculture locale et l’auto-suffisance alimentaire, pilier de la vision du Président Ibrahim Traoré. Socialement, elle combattra la corruption et les divisions ethniques en promouvant un « nous » burkinabè indivisible. Critiques fusent néanmoins : risque de propagande ou de militarisation excessive ? Les autorités assurent un équilibre, avec un encadrement pédagogique adapté.
En somme, cette éducation patriotique n’est pas un gadget ; c’est une révolution silencieuse. Elle transforme les enfants en remparts vivants contre le chaos, offrant au Burkina une issue durable à sa crise. Si elle porte ses fruits, le Faso pourrait redevenir un phare d’espoir au Sahel.
Amen K.
