Burkina Faso – Russie / Coopération : Un partenariat stratégique au service de la lutte contre le terrorisme
La dynamique sécuritaire au Burkina Faso connaît une inflexion majeure grâce au renforcement du partenariat avec la Fédération de Russie. La récente visite du ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, à Moscou, du 12 au 14 février 2026, a permis de consolider une coopération qui porte déjà ses fruits sur le terrain face aux groupes armés terroristes.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon les déclarations du chef de la diplomatie burkinabè, pas moins de 74% du territoire national, précédemment sous influence des groupes armés, a été repris grâce à la conjugaison des réformes militaires engagées et de l’expertise des instructeurs russes. Cette avancée spectaculaire démontre l’efficacité d’une coopération qui place la lutte antiterroriste au cœur des priorités bilatérales.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a réaffirmé lors des entretiens que la coopération dans les sphères militaire et militaro-technique, la lutte contre le terrorisme et autres menaces demeurent une priorité absolue pour Moscou. Cette détermination se traduit par un appui technique concret aux Forces de Défense et de Sécurité burkinabè.
La visite de février 2026 a été marquée par la signature d’un accord historique sur les fondements des relations » entre les deux pays. Ce document, qualifié d’historique par le chef de la diplomatie burkinabè, remplace l’ancien cadre régissant les relations bilatérales et définit désormais clairement les secteurs prioritaires de coopération ainsi qu’une approche de travail commune.
Plusieurs autres instruments ont été signés, dont un accord établissant une Commission intergouvernementale, un mémorandum d’entente sur la recherche et un autre sur l’enseignement supérieur. Lavrov a salué une coopération solide, pragmatique et exemplaire, soulignant que la manière dont les forces armées des deux pays travaillent ensemble constitue un modèle pour les autres.
Au-delà du volet sécuritaire, la coopération s’étend aux instances internationales, notamment aux Nations Unies, où les positions des deux pays sont étroitement coordonnées. Le format Russie-Alliance des États du Sahel (AES), dont le Burkina Faso assure la présidence cette année, constitue désormais un cadre privilégié pour approfondir cette dynamique régionale.
Face à ce qu’ils décrivent comme une guerre de l’information menée par l’Occident contre les États poursuivant une politique souveraine, les deux pays ont décidé de renforcer leur coordination dans l’espace médiatique. Des médias russes sont déjà actifs et largement suivis au Burkina Faso et dans les pays voisins. Cette collaboration vise à contrer ce que les deux parties considèrent comme des campagnes de désinformation visant à occulter les progrès sécuritaires et économiques réalisés dans la région.
Amen K.
