Burkina Faso / Lutte antiterroriste :  L’avancement exceptionnel des FSI, un nouveau souffle pour les troupes sur le terrain

Burkina Faso / Lutte antiterroriste :  L’avancement exceptionnel des FSI, un nouveau souffle pour les troupes sur le terrain

Réuni en Conseil des ministres ce jeudi 26 février 2026 à Ouagadougou, le gouvernement burkinabè, sous la présidence du Capitaine Ibrahim Traoré, a franchi une étape décisive dans la reconnaissance de l’engagement des Forces de sécurité intérieure (FSI). L’adoption d’une ordonnance instaurant un avancement à titre exceptionnel pour faits d’éclat vient répondre à une exigence majeure sur les théâtres d’opérations : maintenir un moral d’acier face à l’adversité.

Au-delà de la simple mesure administrative, cette décision est perçue comme un levier psychologique et opérationnel de premier ordre. Sur le champ de bataille, où les soldats font face quotidiennement à des groupes armés terroristes, la promesse d’une reconnaissance tangible et immédiate du courage change la donne. Désormais, le soldat qui, au prix de risques extrêmes, repousse une attaque, neutralise un groupe ennemi ou s’empare de matériel stratégique, sait que son sacrifice et sa bravoure pourront être récompensés par une progression accélérée dans sa carrière, voire un passage à un corps supérieur.

Cette perspective a un impact direct sur la dynamique des troupes. La motivation, qui est un facteur clé de succès dans les opérations de contre-insurrection, se trouve renforcée. En voyant que l’abnégation et les succès tactiques mènent à une évolution professionnelle concrète, les éléments sur le terrain sont davantage enclins à se dépasser. Cela favorise l’initiative et l’audace lors des accrochages, des embuscades tendues à l’ennemi ou des assauts contre des bases terroristes. Un officier qui sait que la réussite d’un assaut peut être synonyme d’avancement aborde le combat avec un état d’esprit différent, plus offensif et déterminé.

Les retombées de cette mesure sur la lutte globale contre le terrorisme pourraient être rapides. En stimulant la combativité des FSI, on augmente la pression sur les groupes armés. Chaque soldat devenant un potentiel candidat à la « distinction par les armes », l’efficacité opérationnelle collective s’en trouve accrue. La récupération de matériel, la libération de zones ou la neutralisation de cadres terroristes, désormais directement liées à l’avancement personnel, deviennent des objectifs encore plus motivants.

Cette ordonnance, en ancrant la culture du mérite et du courage au cœur de la gestion des carrières militaires, répond à un besoin vital de reconnaissance. Elle est un signe fort envoyé à ceux qui se battent au quotidien, souvent dans des conditions extrêmes, pour que « le Burkina reste debout ». En liant officiellement la performance au combat et la progression hiérarchique, le gouvernement ne fait pas que récompenser des individus : il insuffle une nouvelle énergie à toute la chaîne de commandement, renforçant ainsi la résilience et l’efficacité des forces engagées dans cette guerre cruciale pour la survie de la nation.

Amen K.

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