Burkina Faso : Médicaments moins chers, le gouvernement passe de la promesse aux actes concrets pour une application sans faille dès mars 2026
Le gouvernement burkinabè franchit une nouvelle étape décisive dans sa politique de santé publique. À quelques semaines de l’entrée en vigueur de la baisse historique des prix des médicaments, prévue début mars 2026, les autorités sanitaires passent à la phase opérationnelle. Loin de se contenter d’une annonce, l’exécutif met en place un dispositif de suivi rigoureux pour garantir l’application effective de cette mesure sur l’ensemble du territoire.
Ce lundi, le ministre de la Santé, Dr Robert Kargougou, a réuni l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement et de distribution pharmaceutique lors d’une rencontre au format hybride. Étaient présents les directeurs centraux, les responsables de l’Agence nationale de régulation pharmaceutique, les équipes de la Centrale d’achat de médicaments essentiels génériques (CAMEG), ainsi que les directeurs régionaux de la santé et les pharmaciens chefs de poste. L’objectif était clair : transformer une décision politique en une réalité tangible pour chaque Burkinabè.
Cette réunion de travail, axée sur le pragmatisme, visait à anticiper tous les obstacles potentiels. Le ministre a insisté sur la nécessité de réaliser sans délai des inventaires précis dans toutes les structures sanitaires. Cette transparence des stocks permettra de planifier les commandes de manière proactive et d’éviter tout risque de rupture, un écueil classique lors de ce type de réformes.
« Notre devoir est d’assurer que cette avancée majeure profite à tous, sans exception. Il ne s’agit pas seulement de baisser les prix sur le papier, mais de garantir que chaque citoyen, où qu’il se trouve, puisse effectivement acheter ses médicaments à ces nouveaux tarifs dès le premier jour », a déclaré Dr Robert Kargougou, soulignant la volonté du gouvernement d’un contrôle strict du respect des nouveaux prix.
Cette mesure, adoptée en Conseil des ministres le 12 février 2026, concerne une large gamme de produits : médicaments génériques essentiels, consommables médicaux de base et autres intrants spécifiques. En rendant les soins plus abordables, elle concrétise la vision du chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, d’un accès équitable à des services de santé de qualité.
Au-delà de l’aspect social, cette initiative illustre un style de gouvernance nouveau, caractérisé par un suivi méticuleux des dossiers. En mobiliant tous les acteurs, du niveau central jusqu’aux districts sanitaires, le ministère de la Santé s’assure que la chaîne d’exécution est solide et que les consignes seront appliquées. Le rendez-vous du 1er mars 2026 est désormais pris : ce jour-là, le pragmatisme de l’action gouvernementale devra se traduire par une baisse effective des prix dans toutes les pharmacies et formations sanitaires du pays.
Amen K.
