Burkina Faso : Réformes domaniale, quand l’État sécurise le foncier pour l’intérêt général.
Le foncier constitue souvent un frein majeur à la réalisation des grands projets structurants. Conscient de cet enjeu stratégique, le Burkina Faso engage une réforme ambitieuse de son domaine, afin de faciliter l’acquisition de terrains nus, en milieu urbain comme rural, dans le cadre de la réalisation des investissements publics et des projets d’intérêt général. Cette dynamique, porteuse de transparence et d’efficacité, mérite d’être saluée pour les perspectives qu’elle ouvre en matière de développement.
Dans un contexte où l’État et les collectivités territoriales sont régulièrement confrontés à la nécessité de disposer d’assiettes foncières pour la construction d’infrastructures scolaires, sanitaires, routières, ou encore de logements sociaux, la sécurisation du foncier devient une priorité absolue. Longtemps entravées par des procédures lourdes, des conflits de propriété ou une spéculation mal maîtrisée, les acquisitions foncières publiques souffraient de délais excessifs, au détriment de l’exécution des projets.
Les nouvelles réformes engagées visent à inverser cette tendance. En clarifiant les modalités d’acquisition des terrains nus par la puissance publique, le gouvernement entend offrir un cadre juridique et procédural plus fluide, garantissant à la fois les droits des propriétaires et l’intérêt général. Cette approche repose sur une meilleure planification urbaine et rurale, permettant d’anticiper les besoins futurs et d’éviter les conflits fonciers qui paralysent trop souvent les chantiers d’envergure.
L’un des apports majeurs de cette réforme réside dans la sécurisation juridique des opérations. Désormais, les acquisitions réalisées pour des investissements publics bénéficient d’une transparence accrue, avec une évaluation rigoureuse des terrains et une indemnisation équitable des ayants droit. Cette prévisibilité rassure les bailleurs de fonds et les partenaires techniques, qui exigent des garanties foncières solides avant d’engager des financements. Elle permet également d’accélérer les délais de réalisation des infrastructures, réduisant ainsi les coûts et les aléas
Pour les collectivités territoriales, cette réforme représente un outil précieux. Confrontées à une urbanisation rapide et à des besoins croissants en équipements publics, elles disposent désormais de leviers plus efficaces pour constituer des réserves foncières stratégiques. En milieu rural, la sécurisation des terrains destinés aux aménagements hydroagricoles ou aux infrastructures de désenclavement contribue directement à l’amélioration des conditions de vie des populations.
Au-delà de l’aspect technique, cette réforme domaniale traduit une volonté politique claire : faire du foncier un levier de développement et non un obstacle. En plaçant l’intérêt général au cœur du dispositif, l’État burkinabè affirme sa détermination à mener à bien ses projets structurants, avec rigueur et transparence. Cette avancée, qui combine efficacité administrative et justice sociale, est un signal fort pour tous les acteurs engagés dans la construction du Burkina Faso de demain.
Amen K.
