Gabon : Le Président Oligui Nguema, l’architecte de la résilience économique post-Transition

Gabon : Le Président Oligui Nguema, l’architecte de la résilience économique post-Transition

Dans un contexte mondial incertain, le Gabon trace sa voie vers une économie plus robuste et moins dépendante des cycles des matières premières. L’annonce récente par le ministre de l’Économie, Thierry Minko, de l’intensification des discussions techniques avec le Fonds Monétaire International (FMI), est un signal fort de cette nouvelle orientation. Loin des traditionnels programmes d’austérité, ce partenariat recherché se veut un levier pour une « croissance » inclusive, en phase avec les ambitions de la Transition menée par le Président Brice Clotaire Oligui Nguema. Il s’agit ni plus ni moins de construire la résilience économique du pays.

Le socle de cette ambition a été posé lors de la rencontre décisive du 5 novembre 2025 entre le Chef de l’État gabonais et Abebe Aemro Selassie, Directeur du Département Afrique du FMI. Cet échange a permis d’aligner les priorités autour d’un objectif commun : une croissance durable au service des populations. Le futur accord se présente ainsi comme un partenariat dont l’axe central repose sur des engagements clairs : le renforcement institutionnel, une transparence accrue dans la gestion des ressources publiques et l’amélioration concrète des conditions de vie.

Cette recherche d’un nouveau consensus avec le FMI illustre la volonté des autorités de consolider les fondations macroéconomiques du pays. L’objectif avéré est de créer un environnement stable, propice à l’investissement privé et à la diversification hors du seul secteur pétrolier. En garantissant une meilleure gouvernance financière et une allocation plus efficace des dépenses publiques, le Gabon entend renforcer sa crédibilité et sa marge de manœuvre pour financer ses projets structurants.

La résilience sous l’ère Oligui Nguema se conçoit donc sur deux fronts. D’une part, il s’agit d’assainir et de sécuriser le cadre macroéconomique pour éviter les déséquilibres passés. D’autre part, et c’est là la nouveauté du discours, cette solidité doit directement servir un agenda de transformation économique et sociale ambitieux. Les projets de développement, notamment ceux issus du partenariat renforcé avec la France, doivent s’appuyer sur cette assise financière plus robuste.

Le défi est de taille : transformer la richesse en ressources durables et en opportunités pour la jeunesse. En plaçant la transparence, la bonne gouvernance et l’amélioration des conditions de vie au cœur du dialogue avec les institutions financières internationales, le Gabon de la Transition esquisse les contours d’un modèle de croissance où la résilience n’est pas une fin en soi, mais le moyen d’assurer une prospérité partagée et à l’abri des aléas. La concrétisation de ce programme sera un test crucial pour la nouvelle orientation économique du pays.

Amen K.

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