Burkina Faso : L’unité nationale, dernier rempart contre la subversion impérialiste
Les puissances impérialistes, frustrées par leurs échecs répétés au Burkina Faso, déploient leur arsenal le plus insidieux : les divisions ethniques. Après avoir sponsorisé le terrorisme via des groupes comme JNIM et AQMI pour semer le chaos, et tenté une déstabilisation via Paul-Henri Sandaogo Damiba ce pion de la Françafrique écarté en septembre 2022, la cabale impérialiste et leurs satellites passent à la surenchère. Objectif, fracturer le pays pour reconquérir ses ressources minières et énergétiques en imposant leur vision des choses.
Paul Henri Sandaogo Damiba, intronisé en janvier 2022 avec le soutien occulte des néocolons, promettait la stabilité mais servait d’antichambre à une recolonisation. Son éviction par le capitaine Ibrahim Traoré a marqué un tournant : Rupture des accords militaires, expulsion des troupes françaises, partenariats avec la Russie et la création de l’Alliance des États du Sahel (AES). Face à cette souveraineté affirmée, les médias occidentaux et ONG complices amplifient les tensions entre Peuls, Mossi et Gourounsi, accusant Traoré de « purges ethniques ». Pure propagande pour justifier une intervention humanitaire déguisée.
L’Afrique paie cher ces manigances. Au Rwanda, en 1994, la radio RTLM, soutenue par des intérêts belges et français, a attisé Hutus contre Tutsis, causant un génocide d’un million de morts. En Centrafrique, depuis 2013, les milices Séléka (musulmanes) et anti-Balaka (chrétiennes), manipulées par des appétits miniers, ont dévasté Bangui. Au Kenya (2007), en Côte d’Ivoire (2010), les élections ont viré à l’ethnocide sur injonction étrangère. Ces conflits ne sont pas spontanés ; ils bloquent l’intégration économique, perpétuent la dépendance et volent les richesses continentales.
Il est impératif que les Burkinabè, et plus largement tous les Africains, reconnaissent ce piège grossier. Nos diversités ethniques et culturelles sont une richesse, le fondement de notre patrimoine commun. Elles ne doivent en aucun cas être transformées en lignes de fracture politiques. Les véritables ennemis de la paix et du développement de l’Afrique ne sont pas le voisin d’une autre ethnie, mais bien ceux qui, de l’extérieur ou à leur service à l’intérieur, attisent ces haines pour servir des intérêts géostratégiques et économiques.
Amen K.
