Burkina Faso : La dématérialisation des agréments techniques pour plus d’efficacité.

Burkina Faso : La dématérialisation des agréments techniques pour plus d’efficacité.

Le Burkina Faso accélère sa marche vers la modernisation administrative. À compter du 1er avril prochain, toutes les demandes d’agrément technique en informatique (ATI) devront être déposées exclusivement en ligne, a annoncé ce lundi le ministère de la Transition digitale. Finis les dossiers physiques et les liasses de papiers : le secteur du numérique burkinabè entre dans l’ère du « tout digital » pour une procédure pourtant stratégique

L’ATI n’est pas un simple document administratif. Il constitue une véritable carte d’identité technique pour les entreprises du secteur, attestant de leurs compétences et conditionnant souvent leur accès aux marchés publics. En centralisant les demandes via une plateforme dédiée, les autorités entendent tuer plusieurs oiseaux avec une même pierre : simplifier les démarches pour les entrepreneurs, réduire les délais de traitement et garantir une traçabilité irréprochable des dossiers.

Concrètement, professionnels et entreprises devront désormais soumettre leurs nouvelles requêtes ou demandes de renouvellement par voie électronique. Une petite révolution qui promet de limiter les déplacements chronophages et d’éliminer les risques de perte de documents.

Cette décision s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation numérique de l’administration burkinabè. Depuis plusieurs années, le pays investit massivement dans la dématérialisation des services publics, suivant en cela la tendance continentale. Un an plus tôt, en mars 2025, le ministère faisait déjà un point d’étape impressionnant : sur 67 plateformes développées au sein des différents départements ministériels et institutions, 5 sont déjà opérationnelles et 62 en cours de déploiement.

L’ambition affichée est claire : moderniser l’administration pour offrir des services plus rapides et plus efficaces aux usagers. En facilitant l’obtention des agréments techniques, c’est tout l’écosystème numérique national qui pourrait bénéficier d’un coup d’accélérateur.

Reste que le succès de cette transition ne sera pas automatique. Il dépendra de l’accessibilité réelle de la plateforme, de la capacité des utilisateurs à s’approprier ces nouveaux outils et de la fiabilité des systèmes informatiques. Le gouvernement en est conscient : le virage numérique est pris, mais il faudra accompagner les acteurs pour que personne ne reste au bord de la route.

Amen K.

admin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *