L’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ) se traduit désormais en béton, en salles de classe et en amphithéâtres. Du primaire au supérieur, l’État burkinabè a engagé un vaste programme de constructions et de rénovations d’infrastructures éducatives, financé sur fonds propres, avec des livraisons concrètes dès la rentrée 2026-2027.
Dans l’enseignement supérieur, le président Ibrahim Traoré a inauguré le 11 septembre 2026 à Bobo-Dioulasso un complexe d’amphithéâtres à l’Université Nazi-Boni. L’ouvrage comprend un amphithéâtre de 1 200 places, quatre mini-amphithéâtres de 210 places, six laboratoires ultramodernes pouvant accueillir plus de cent étudiants en travaux pratiques, ainsi qu’un bloc pédagogique avec bureaux et salles de réunion . Ce complexe fait partie d’une première série de douze infrastructures similaires en construction à travers le pays, sur les quarante prévues dans le cadre de l’IPEQ .
Dans le primaire, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a inauguré le 12 octobre 2026 le complexe scolaire Faso-Kéoogo de Bonheur-Ville, dans le 7e arrondissement de Ouagadougou. Construit sur une parcelle de 35 384 m², le bâtiment en R+3 compte 16 salles de classe et des blocs sanitaires adaptés aux personnes à mobilité réduite . Financé sur les ressources propres de l’État pour un coût global de plus d’un milliard de francs CFA, il accueille déjà 1 453 élèves, dont 742 filles, encadrés par 32 enseignants . Quinze autres complexes de ce type sont annoncés dans quinze provinces .
Ces réalisations ne se limitent pas à des murs. Le gouvernement revendique une approche qui optimise l’espace disponible tout en améliorant les conditions d’apprentissage, dans un contexte de forte croissance démographique urbaine . Pour les autorités, l’IPEQ incarne une promesse tenue envers la jeunesse et un investissement dans la souveraineté nationale par la formation des compétences de demain.
