Malgré la hausse des cours internationaux des engrais et des produits phytosanitaires, les cotonculteurs togolais conserveront les mêmes conditions d’approvisionnement pour la campagne 2026-2027. La Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT) et la Fédération nationale des groupements de producteurs de coton (FNGPC) ont décidé de reconduire les prix d’achat du coton-graine ainsi que les tarifs subventionnés des intrants, dans un contexte de relance de la production nationale.
Selon un communiqué conjoint publié dimanche 1er novembre 2026, le prix d’achat du coton-graine reste fixé à 300 FCFA le kilogramme pour le premier choix et à 280 FCFA pour le deuxième choix. Une stabilité bienvenue pour les producteurs, à l’heure où les coûts de production augmentent partout dans la sous-région.
Les tarifs des principaux intrants sont également maintenus. Le sac de 50 kg de NPKSB et celui d’urée sont commercialisés à 14 000 FCFA chacun, soit 280 FCFA le kilogramme. Pour les produits phytosanitaires, les doses de traitement à l’hectare varient entre 3 000 et 4 800 FCFA pour les insecticides. Les herbicides sont proposés entre 2 700 FCFA le litre et 10 000 FCFA la dose, selon les formulations, tandis que le régulateur de croissance coûte 2 200 FCFA.
Ce maintien intervient alors que les coûts internationaux des engrais et des produits phytosanitaires progressent, sous l’effet des tensions géopolitiques et de la hausse des prix de l’énergie. Pour amortir ce choc, l’État avait prévu 5,8 milliards de FCFA en 2026 afin de financer l’approvisionnement de la filière en 21 000 tonnes d’engrais, soit 15 % de plus qu’en 2025. Une subvention qui témoigne de la volonté de préserver la compétitivité de la filière et d’accompagner les ambitions de production.
Car les objectifs sont ambitieux. Le Togo vise 105 000 tonnes de coton-graine sur 105 000 hectares pour la campagne 2026-2027. Au 31 juillet 2026, les superficies emblavées atteignaient déjà 115 980 hectares, soit 110,5 % de l’objectif initial. Un engouement qui traduit la confiance retrouvée des producteurs, soutenus par des prix stables et des intrants accessibles.
En reconduisant ces conditions, la NSCT et la FNGPC envoient un signal fort : celui d’une filière qui protège ses producteurs et mise sur la relance durable. Reste à confirmer cette dynamique sur le terrain, au terme d’une campagne qui s’annonce décisive pour l’avenir du coton togolais.
