Burkina Faso / Sécurité routière : Malgré une baisse, les chiffres restent alarmants, appel à la prudence pour sauver des vies.
Le Ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité (MATDS) a rendu publics, ce vendredi 16 janvier 2026, les statistiques des accidents de la circulation pour le mois de décembre 2025. Si les données font état d’une légère tendance à l’amélioration, elles n’en restent pas moins dramatiques et sonnent comme un rappel à la vigilance absolue pour tous les usagers des routes burkinabè.
En effet, une comparaison avec décembre 2024 révèle une diminution du nombre total d’accidents, passant de 2173 à 1930. Cette baisse, aussi ténue soit-elle, est encourageante et pourrait signaler l’impact positif des campagnes de sensibilisation ou d’un renforcement des contrôles. Cependant, le bilan humain demeure lourd et inacceptable. Le nombre de personnes blessées a même augmenté, passant de 1464 à 1508, tandis que les décès restent à un niveau tragiquement élevé avec 91 vies perdues en décembre dernier, contre 96 l’année précédente.
Ces chiffres, publiés sur la page officielle du ministère, dressent un constat sans appel : chaque accident représente une famille brisée, un potentiel anéanti, et des souffrances immenses. La légère baisse du nombre d’accidents ne doit donc en aucun cas induire un relâchement de l’attention. Au contraire, elle doit nous interpeller sur la gravité des accidents qui surviennent encore.
Derrière ces statistiques se cachent des comportements souvent évitables : la vitesse excessive, l’inattention au volant (notamment l’usage du téléphone), la conduite en état de fatigue ou sous l’emprise d’alcool, le non-respect du code de la route et le mauvais état technique de certains véhicules. La route n’est pas un champ de bataille ; elle est un espace de partage qui exige civisme et responsabilité de chacun.
En cette période où les déplacements peuvent être fréquents, les autorités, à travers cette publication transparente, rappellent leur engagement à continuer de travailler sur l’amélioration des infrastructures, le renforcement de la sécurité des véhicules et l’éducation routière. Mais cette lutte est collective.
Il est urgent que chaque Burkinabè, qu’il soit conducteur de deux-roues, automobiliste, passager ou piéton, fasse preuve d’une prudence redoublée. Adopter une conduite apaisée, attacher sa ceinture, porter un casque homologué, éviter tout comportement à risque, c’est poser des actes concrets qui sauvent des vies.
Le véritable progrès ne se mesurera pas seulement à la baisse du nombre d’accidents, mais à la réduction radicale du nombre de blessés et de morts. Chaque vie perdue est une de trop. Ensemble, par un changement profond de comportement, nous pouvons faire de nos routes des axes de vie et de développement, et non des corridors de deuil. La prudence n’est pas une option, c’est une obligation envers nous-mêmes, nos familles et toute la nation.
Amen K.
