Burkina Faso : L’Initiative Présidentielle pour l’éducation, une nouvelle fondation pour l’avenir
Portée par la volonté du Président du Faso, une Initiative ambitieuse pour une éducation de qualité pour tous est désormais en chantier. Structurée autour de sept composantes majeures, elle vise à opérer une transformation rapide et significative de l’ensemble du système éducatif burkinabè. Avec les travaux déjà engagés, cette politique publique laisse entrevoir des améliorations profondes et durables pour les prochaines années.
La pierre angulaire de cette réforme réside dans la première composante : la construction, la sécurisation, la normalisation et la modernisation des infrastructures éducatives. Cet investissement massif promet de résorber le déficit criard en salles de classe, de créer des environnements d’apprentissage sécurisés et dignes, et d’intégrer les technologies numériques. À court et moyen terme, cela devrait directement améliorer les conditions d’étude pour des milliers d’élèves et d’enseignants, réduisant la surcharge des classes et favorisant la concentration et la réussite.
Le projet de création d’une université polytechnique constitue une autre avancée stratégique. En se concentrant sur les sciences appliquées, l’ingénierie et la technologie, cette institution doit répondre à un impératif national : former une main-d’œuvre qualifiée et innovante, alignée sur les besoins réels de développement économique du pays. Dans les cinq à dix ans, elle est susceptible de devenir un pôle d’excellence, produisant des diplômés immédiatement opérationnels pour les secteurs minier, agricole, des énergies renouvelables et du BTP, réduisant ainsi la dépendance aux compétences étrangères.
Parallèlement, la réforme des structures de gestion et la dynamisation de la participation des acteurs (parents, enseignants, communautés) annoncent une gouvernance éducative plus efficace et plus proche du terrain. Cette composante est cruciale pour la durabilité des investissements matériels. Une administration scolaire plus réactive et une communauté impliquée dans la gestion des établissements devraient améliorer la maintenance des infrastructures, renforcer la redevabilité et ancrer l’école dans son environnement social.
Synthétiquement, cette Initiative présidentielle jette les bases d’un système plus résilient, plus pertinent et plus équitable. En combinant des investissements matériels urgents, une offre de formation supérieure tournée vers l’emploi et une gouvernance rénovée, elle s’attaque aux faiblesses structurelles du secteur. Si elle est menée à son terme, elle pourrait, dans la prochaine décennie, relever significativement le niveau global des compétences, stimuler l’innovation nationale et contribuer à restaurer la confiance des citoyens en l’école publique en tant que véritable ascenseur social et pilier de la souveraineté.
Amen K.
