Burkina Faso – Ghana / Coopération : Des routes, des permis et une sécurité partagée pour un avenir commun.

Burkina Faso – Ghana / Coopération : Des routes, des permis et une sécurité partagée pour un avenir commun.

Les rideaux sont tombés, ce vendredi 20 février 2026 à Ouagadougou, sur la treizième session de la Commission mixte de coopération entre le Burkina Faso et la République du Ghana. Plus qu’une simple formalité diplomatique, cette rencontre a posé les jalons d’un partenariat renforcé, recentré sur des bénéfices concrets pour les populations des deux pays.

Au cœur des discussions, la question cruciale de la connectivité terrestre a occupé une place centrale. Conscients que le dynamisme économique repose sur la fluidité des échanges, les deux États ont convenu d’une offensive commune pour lever les goulots d’étranglement qui entravent la circulation sur les axes routiers reliant leurs territoires. Pour le Burkina Faso, pays enclavé, cette décision est vitale. Un corridor routier plus fluide vers les ports ghanéens signifie une réduction des coûts et des délais d’approvisionnement en marchandises, un souffle d’air frais pour les importateurs et les opérateurs économiques. En contrepartie, le Ghana consolide son statut de porte d’entrée maritime majeure pour l’hinterland sahélien, voyant ainsi son influence commerciale régionale et ses recettes portuaires augmenter significativement.

Dans le même esprit de faciliter la vie des citoyens, un accord majeur a été scellé concernant la reconnaissance mutuelle des permis de conduire. Désormais, un transporteur burkinabè pourra circuler plus librement à Accra, tout comme son homologue ghanéen à Ouagadougou, sans contraintes administratives lourdes. Cette mesure, couplée à la volonté de fluidifier le transport terrestre, ne se limite pas au confort des voyageurs. Elle ouvre la voie à une intégration économique plus poussée en permettant une mobilité accrue des travailleurs et des biens, stimulant ainsi le commerce informel et formel qui tisse le lien quotidien entre les deux peuples.

Au-delà des aspects commerciaux, la coopération sécuritaire s’est imposée comme un pilier essentiel de cette nouvelle dynamique. Dans un contexte régional marqué par l’instabilité, le Burkina Faso et le Ghana ont réaffirmé leur détermination à unir leurs forces. Les discussions ont abouti à un accord pour intensifier les échanges d’informations, spécifiquement en ce qui concerne la circulation des stupéfiants et la lutte contre les trafics illicites transfrontaliers. Pour le Ghana, qui fait face à une pression croissante sur ses frontières nord, cette collaboration avec les autorités burkinabè est une protection avancée contre l’infiltration de réseaux criminels. Pour le Burkina, engagé dans un combat contre le terrorisme, sécuriser sa frontière sud et tarir les sources de financement parallèles est un appui stratégique indéniable.

Cette 13e Commission mixte de coopération a ainsi démontré que la géographie, loin d’être une contrainte, peut devenir un levier de prospérité partagée. En investissant dans la fluidité des transports et la sécurité collective, Ouagadougou et Accra construisent un partenariat gagnant-gagnant, où chaque avancée profite à la stabilité et au développement économique de l’ensemble de la sous-région.

Amen K.

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