Burkina Faso : Renforcement des contrôles contre la production et la distribution illégales de plastique
Le Ministre d’État, Ministre en charge de l’environnement, le Commandant Ismaël Sombié, a rendu public, le 20 février 2026, un communiqué alarmant signalant la persistance de certaines entreprises à produire et distribuer des emballages et sachets en plastique en dépit de l’interdiction prévue par la loi. Cette pratique continue constitue une violation flagrante de la réglementation en vigueur, adoptée dans le but de préserver l’environnement et de lutter contre la pollution plastique.
Rappelant le cadre juridique en place, le Ministre Sombié a souligné que la Loi n°045-2024/ALT du 30 décembre 2024, portant réglementation des emballages et sachets en plastique au Burkina Faso, avait été adoptée puis promulguée le 31 décembre 2024. Cette loi constitue une avancée majeure dans la réponse nationale à la pollution plastique, un fléau aux conséquences néfastes sur les écosystèmes, la santé publique et la qualité de vie des populations.
L’article 4 de cette loi énonce clairement les interdictions visant à réduire l’usage et la prolifération des plastiques à usage unique. Sont ainsi prohibées la production, l’importation, la commercialisation, la distribution, la détention, le stockage et l’utilisation des emballages et sachets en plastique d’usage unique ou jetables. La loi va plus loin en interdisant également ces mêmes activités pour les emballages et sachets dont l’épaisseur est inférieure à soixante-dix (70) microns. En outre, tout acte d’abandon, de dépôt, de déversement ou de brûlage de ces plastiques est formellement proscrit, soulignant la volonté des autorités de réduire drastiquement leur impact environnemental.
Face au non-respect persistant de ces dispositions par certains opérateurs économiques, les autorités ont décidé de renforcer les actions de contrôle. À cet effet, le Ministre Sombié a annoncé que la Police de l’environnement procédera à de larges opérations de surveillance et de vérification sur l’ensemble du territoire national afin d’identifier les contrevenants à la loi.
Le Ministère met en garde que tout contrevenant s’expose aux sanctions prévues par la réglementation. Ces sanctions, allant de mesures administratives à des peines pénales, visent à dissuader les comportements néfastes et à encourager un respect strict de la loi. Avec ces mesures, le Burkina Faso entend non seulement faire respecter la législation, mais aussi protéger ses ressources naturelles et promouvoir un cadre de vie sain pour ses populations.
Amen K.
