Confédération AES : Les états-majors administratifs à l’œuvre pour consolider l’an 2 à Ouagadougou

Confédération AES : Les états-majors administratifs à l’œuvre pour consolider l’an 2 à Ouagadougou

La capitale burkinabè abrite depuis ce mardi 24 février 2026 une rencontre de haute importance pour l’avenir de l’espace confédéral. Pendant plusieurs jours, les hauts fonctionnaires du Burkina Faso, du Mali et du Niger sont réunis afin de poser les jalons de la deuxième année de la Confédération des Etats du Sahel (AES), en amont de la réunion des ministres chargés d’examiner leurs propositions.

C’est sous la houlette de Bassolma BAZIE, Président de la commission nationale AES et chef de la délégation burkinabè, que les travaux ont été officiellement lancés. L’objectif assigné à ces experts de haut niveau est clair : élaborer une feuille de route pour l’an 2 qui soit à la fois réaliste et ambitieuse, en tenant compte des réalités sécuritaires et géopolitiques qui prévalent dans la région.

Cette feuille de route, véritables orientations stratégiques de la Confédération, ne sort pas de nulle part. Elle est le fruit d’un travail de capitalisation des expériences de la première année d’existence de l’institution. Les experts présents à Ouagadougou vont ainsi passer au crible les acquis engrangés depuis juillet 2024, tout en identifiant les axes nécessitant des ajustements ou de nouvelles ambitions. « Nous devons nous retrouver pour évaluer ensemble la substance du document et déterminer les éléments pertinents à y intégrer, sous forme de projets prioritaires », a expliqué le chef de la délégation burkinabè, soulignant la mécanique institutionnelle qui veut que ce travail technique soit ensuite transmis à l’échelon ministériel, avant d’atterrir sur la table des chefs d’État pour validation définitive.

L’enjeu est de taille : il s’agit de transformer les grandes déclarations d’intention en actions concrètes sur le terrain. Une fois adoptée, cette feuille de route devra être déclinée par l’ensemble des départements ministériels des trois pays frères. La présence des délégations malienne et nigérienne aux côtés de leurs homologues burkinabè garantit une approche collégiale et consensuelle, gage de l’efficacité future des politiques communes.

Depuis sa création le 6 juillet 2024, la Confédération AES s’est construite autour de trois piliers fondamentaux que sont la défense et la sécurité, la diplomatie et le développement endogène. La réunion de Ouagadougou s’inscrit parfaitement dans cette logique : il s’agit, pour les techniciens, de proposer des mécanismes opérationnels permettant de renforcer la mutualisation des efforts dans la lutte contre l’insécurité, d’affiner une diplomatie commune sur la scène internationale et d’accélérer les projets de développement pensés par et pour les populations sahéliennes.

À l’issue de ces consultations, un document consolidé, reflet de la vision commune des plus hautes autorités de la Confédération, sera soumis à la hiérarchie. Une étape de plus franchie sur le chemin de l’intégration régionale et de la souveraineté partagée.

Amen K.

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