Bénin : Attaque meurtrière à Kofonou, un appel à une réponse rapide face à la menace terroriste

Bénin : Attaque meurtrière à Kofonou, un appel à une réponse rapide face à la menace terroriste

Le nord-est du Bénin saigne. Mercredi 5 mars, une position avancée des Forces armées béninoises (FAB) à Kofonou, dans la commune de Karimama, a été prise pour cible par des terroristes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim). Le bilan, d’une lourdeur tragique, fait état de quinze militaires tombés sous les balles de l’ennemi et de cinq autres blessés. À seulement quelques encablures de la frontière nigérienne, cette attaque, la plus meurtrière subie par les FAB depuis près d’un an, sonne comme un signal d’alarme qu’il serait irresponsable d’ignorer.

Face à cette offensive d’une violence inouïe, l’armée béninoise a certes réagi avec promptitude, engageant des moyens aériens et lançant des opérations de ratissage. Mais ce sursaut tactique, aussi nécessaire soit-il, ne saurait suffire. Il est désormais impératif que la réponse soit à la hauteur de la déflagration qui ébranle la nation. Quinze cercueils drapés de nos couleurs imposent plus qu’une simple riposte : ils exigent une refonte stratégique.

L’heure n’est plus à la gestion sécuritaire, mais à une guerre totale contre l’hydre terroriste qui tente d’ensanglanter notre sol. Il faut, sans délai, un sursaut national. Cela passe par un renforcement immédiat des effectifs déployés sur cette portion du territoire devenue ligne de front. Cela passe par l’équipement de pointe de nos soldats, afin qu’ils disposent non seulement de la capacité de riposte, mais aussi de moyens de renseignement et de surveillance à la hauteur de la menace asymétrique à laquelle ils font face.

L’ennemi a montré son visage et sa capacité de nuisance. Il teste nos défenses, évalue notre résilience. Notre réponse doit être une démonstration éclatante de notre détermination à préserver chaque parcelle de notre intégrité territoriale.

Aux autorités, nous disons : le temps presse. La population, meurtrie mais debout, attend des actes forts. La coopération sous-régionale, notamment avec nos voisins du Niger et du Burkina Faso, doit être activée à son plus haut niveau pour traquer sans répit ces groupes dans leur sanctuaire. Il en va de la crédibilité de notre dispositif de défense, mais surtout, il en va de la mémoire de ces quinze soldats tombés pour la patrie.

Le Bénin, havre de paix, ne doit pas devenir un terrain de jeu pour les prédateurs. La diligence dans la riposte et la fermeté dans l’action sont désormais les seuls mots d’ordre acceptables. Nos forces, endeuillées mais debout, méritent mieux qu’une simple réaction : elles méritent une stratégie de guerre implacable.

Amen K.

admin

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