Coupe du Monde 2026 : Lamine Yamal, casse-tête espagnol à la veille du Mondial
L’Espagne aborde la Coupe du Monde 2026 avec le statut de favorite. Championne d’Europe en titre, la Roja dispute lundi son premier match de poules face au Cap-Vert. Pourtant, un doute majeur habite le sélectionneur Luis de la Fuente, les médias ibériques et les supporters : que faire de Lamine Yamal ?
Touché au biceps fémoral avec le FC Barcelone le 22 avril dernier, le jeune prodige catalan n’a plus joué depuis près de deux mois. Il a manqué les deux derniers matches amicaux de la Roja, contre l’Irak et le Pérou. Aujourd’hui théoriquement rétabli, son cas divise profondément l’expédition espagnole.
Le débat est simple, mais sensible. Doit-il être titulaire face au Cap-Vert ? Beaucoup plaident pour la prudence. Face à une sélection a priori abordable, il serait risqué de précipiter le retour d’un joueur dont l’importance pour la suite du tournoi est capitale. Une rechute fragiliserait considérablement les chances espagnoles de briller en Amérique. La décision la plus sage consisterait à le laisser « au frigo », ou au moins sur le banc.
À l’inverse, d’autres voix s’élèvent pour rappeler que le rythme est essentiel. Pour arriver lancé lors des gros rendez-vous, Lamine Yamal a besoin de temps de jeu. Par ailleurs, sous-estimer le Cap-Vert ou l’Arabie saoudite, deuxième adversaire de l’Espagne, serait une erreur. Dans cette optique, mettre toutes les chances de son côté justifierait une titularisation du jeune ailier.
Aitor Karanka, directeur sportif de la Fédération Espagnole, a apporté quelques éléments de réponse sur Onda Cero : « Il s’entraîne bien. Il franchit les étapes, les docteurs et De la Fuente décideront. » Selon la Cadena SER, la tendance actuelle pencherait vers une entrée en cours de jeu. Lamine Yamal débuterait ainsi le match sur le banc, avant de faire son apparition en seconde période, idéalement si la Roja a déjà plié la rencontre.
Quoi que décide Luis de la Fuente, son choix fera inévitablement débat. Entre nécessité de préserver un joyau et urgence de le lancer, l’Espagne joue une partie délicate. Car au-delà du premier match, c’est bien la quête d’un deuxième titre mondial qui se dessine. Et pour y parvenir, la Roja aura besoin d’un Lamine Yamal à 100 %, mais aussi en confiance. L’équilibre est subtil. Le sélectionneur espagnol devra trancher dans les heures qui viennent.
Amen K.
