Burkina Faso : Mois Artistique et Culturel , quand l’école burkinabè puise sa force dans ses racines.

Burkina Faso : Mois Artistique et Culturel , quand l’école burkinabè puise sa force dans ses racines.

Ce lundi 15 juin 2026, la Maison de la Culture Mgr Anselme Titiama SANON de Bobo-Dioulasso a vibré au rythme des tam-tams et des balafons. Mais cette symphonie traditionnelle avait ceci d’exceptionnel : ce sont les membres du Gouvernement eux-mêmes qui en ont donné le coup d’envoi, instruments à la main, pour lancer officiellement la phase pilote du Mois Artistique et Culturel (MAC) 2026. Une scène symbolique à souhait, qui résume à elle seule l’esprit de cette initiative : placer la culture endogène au cœur de l’école, et l’école au cœur de la Nation.

Placée sous la présidence du camarade Jacques Sosthène DINGARA, Ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, et sous le parrainage du camarade Pingwendé Gilbert OUEDRAOGO, Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, cette cérémonie a enregistré une mobilisation gouvernementale exceptionnelle. Plusieurs ministres ceux en charge de la Construction de la Patrie, de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement supérieur, du Sport, ainsi que le Ministre Secrétaire général du Gouvernement ont fait le déplacement à Bobo-Dioulasso. Un signal fort : la promotion des valeurs culturelles à l’école n’est pas l’affaire d’un seul département, mais une priorité partagée par tout l’exécutif.

Mais ce qui a frappé les observateurs, c’est la place donnée aux enfants. La maîtrise de cérémonie était assurée par des élèves du primaire. Ce choix n’est pas anodin : il incarne la philosophie même du MAC, qui entend faire des apprenants non plus de simples bénéficiaires passifs, mais des acteurs à part entière de la transmission culturelle. Pendant un mois, les élèves des écoles pilotes de Bobo-Dioulasso et de Ouagadougou vont s’immerger dans un programme riche et varié : chants, danses, contes, expositions et démonstrations de savoir-faire traditionnels.

Placée sous le thème « Arts, culture et savoirs endogènes à l’école : levier d’enracinement identitaire, de résilience et de vivre-ensemble au Burkina Faso » , cette phase pilote s’inscrit dans une ambition plus large : faire de l’école un espace d’expression, de découverte et de transmission des valeurs endogènes. Comme l’a rappelé le ministre DINGARA, il s’agit d’offrir aux enfants un cadre structuré d’apprentissage de nos valeurs culturelles, pour renforcer leur identité et leur attachement à la Nation. Une école qui forme l’esprit, certes, mais aussi l’âme.

Avec cette première édition pilote, le Burkina Faso pose un jalon décisif dans la refondation de son système éducatif. L’école burkinabè, confrontée aux défis sécuritaires et identitaires, choisit la voie de la résilience par la racine. Et ce chemin, tissé de chants, de contes et de danses ancestrales, est peut-être le plus sûr pour reconstruire un vivre-ensemble solide. Le MAC 2026 est né. Puissent ses fruits être aussi durables que les rythmes qui l’ont inauguré.

Amen K.

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