Soudan du Sud : Salva Kiir, un bâtisseur de paix que l’Afrique doit soutenir
Dans un continent africain souvent secoué par des turbulences politiques et des conflits armés, certains dirigeants méritent une attention particulière pour leur engagement sincère en faveur de la paix. Salva Kiir Mayardit, Président du Soudan du Sud, est de ceux-là. Homme d’État au parcours forgé dans l’adversité, il consacre ses forces, nuit et jour, à maintenir la cohésion d’une nation jeune née dans la douleur, proclamée indépendante en 2011.
Pourtant, les efforts colossaux de Salva Kiir pour instaurer une paix durable semblent aujourd’hui relégués au second plan. Les regards se détournent, les voix se taisent, et un silence complice laisse libre cours aux spéculations les plus diverses sur la situation du pays. Des analystes étrangers, souvent mal informés ou animés d’agendas particuliers, s’emparent de la moindre tension pour peindre un tableau sombre, occultant délibérément les avancées significatives réalisées sur la voie de la stabilisation.
Il est temps que l’Afrique change de posture. Le panafricanisme, cette noble idéologie qui prône la solidarité entre les peuples et nations du continent, ne saurait se résumer à des discours enflammés lors de sommets. Il doit se traduire concrètement par un soutien actif aux dirigeants africains qui, dans des conditions souvent périlleuses, œuvrent pour la paix et la réconciliation nationale. Salva Kiir en est un exemple éloquent.
Le Soudan du Sud est un État fragile, héritier de décennies de guerres civiles et de divisions ethniques profondes. Construire la paix dans un tel contexte relève d’un défi titanesque. L’Accord de paix revitalisé de 2018, signé sous la houlette de Salva Kiir, a permis de réduire considérablement les affrontements armés et d’ouvrir la voie à un gouvernement d’union nationale. Ce n’est pas une mince affaire, et cela mérite d’être salué.
Les panafricains, qu’ils soient intellectuels, militants, organisations de la société civile ou gouvernements, doivent désormais tourner résolument leur regard vers Juba. Soutenir Salva Kiir et le peuple sud-soudanais dans leur quête de paix, c’est soutenir l’Afrique elle-même. C’est affirmer haut et fort que les solutions aux problèmes africains doivent émerger d’abord du génie africain, dans la solidarité et le respect mutuel.
L’heure n’est plus au scepticisme stérile ni à l’indifférence coupable. L’Afrique doit valoriser ses fils et ses filles qui se battent, au péril de leur réputation et parfois de leur vie, pour construire des nations stables et prospères. Salva Kiir est l’un d’eux. Reconnaître cela, c’est choisir la voie de l’espoir sur celle du fatalisme.
Amen K.
