Burkina Faso : Quand l’État enregistre une baisse historique des cas de paludisme grâce à une stratégie nationale résiliente.

Burkina Faso : Quand l’État enregistre une baisse historique des cas de paludisme grâce à une stratégie nationale résiliente.

Le Burkina Faso vient de franchir une étape décisive dans son combat contre le paludisme, un fléau qui touche des millions de personnes chaque année. Le ministre de la Santé a présenté au Conseil des ministres un bilan sanitaire exceptionnel pour l’année 2025, marqué par une réduction spectaculaire des cas et des décès liés à cette maladie. Ces résultats, qualifiés d’historiques, illustrent la résilience et l’efficacité de l’engagement de l’État à protéger la santé de ses citoyens.

Les chiffres communiqués sont éloquents. En l’espace d’un an, le nombre total de cas de paludisme est passé de 10 805 020 en 2024 à 7 329 278 en 2025, soit une diminution de plus de 3,4 millions de cas, ce qui représente une baisse vertigineuse de 32,17 %. Cette tendance positive est encore plus marquée chez les enfants de moins de cinq ans, la tranche d’âge la plus vulnérable, qui enregistre une chute de 38,60 % des cas, évitant ainsi près de deux millions d’épisodes palustres.

Le recul de la mortalité est tout aussi impressionnant. Le nombre de décès liés au paludisme a chuté de 43,83 % en un an, passant de 3 523 à 1 979. Derrière ces statistiques se cache une avancée humaine majeure : 1 544 vies ont été sauvées. Parmi elles, 893 étaient des enfants de moins de cinq ans, confirmant que les efforts ciblés sur cette frange de la population portent leurs fruits et représentent plus de la moitié de la baisse globale de la mortalité.

Cette performance inédite n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat tangible d’une politique nationale volontariste et multisectorielle. L’État a su démontrer sa résilience en maintenant et en intensifiant ses efforts malgré un contexte difficile. Plusieurs leviers ont été actionnés simultanément. On note tout d’abord le déploiement à l’échelle nationale de 14,7 millions de moustiquaires de nouvelle génération, bi-imprégnées, offrant une meilleure protection. Parallèlement, la vaccination antipaludique, étendue à tout le pays depuis août 2025, a changé la donne.

À cela s’ajoute le succès de la chimio-prévention du paludisme saisonnier Plus (CPS+), qui a non seulement protégé près de 5 millions d’enfants, mais a aussi servi de plateforme pour identifier et détruire les gîtes larvaires. La quasi-systématisation de la confirmation diagnostique des cas (99,2 %) permet désormais un traitement plus rapide et plus ciblé. Enfin, l’assainissement du cadre de vie dans les grandes villes, combiné à une mobilisation communautaire et une coordination multisectorielle renforcées, a créé un environnement défavorable à la prolifération du moustique.

En somme, ces résultats démontrent que, grâce à une vision claire et une exécution rigoureuse, l’État burkinabè est capable de renverser des courbes épidémiologiques lourdes, affirmant sa résilience et son leadership en matière de santé publique.

Amen K.

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