Coupe du monde 2026 : Les États-Unis accélèrent les visas sans compromettre la sécurité
À l’approche de la Coupe du monde 2026 qui s’ouvrira le 11 juin, les autorités américaines dévoilent leur stratégie pour accueillir les flux massifs de supporters étrangers tout en maintenant un niveau de sécurité irréprochable. Lors d’un point de presse organisé le 4 juin, Andrew Giuliani, directeur exécutif de la Task Force de la Maison Blanche chargée du tournoi, a annoncé la mise en place d’un mécanisme innovant baptisé « FIFA Pass ».
Ce dispositif, réservé aux détenteurs de billets officiels, permet d’obtenir un rendez-vous consulaire prioritaire pour une demande de visa B-1/B-2. « Si vous avez un billet pour la Coupe du monde, vous passez en tête de file pour obtenir un rendez-vous », a affirmé M. Giuliani, tout en précisant que cette mesure ne modifie en rien les critères d’admission sur le territoire américain.
Les résultats sont déjà visibles. Au Brésil, où l’attente pour un rendez-vous consulaire atteignait jusqu’à 700 jours il y a deux ans, le délai est désormais inférieur à un mois. En Argentine, à Buenos Aires, les délais sont passés d’environ 300 jours à moins de deux semaines, certains rendez-vous pouvant même être obtenus en une seule journée.
Entre le 1er octobre 2025 et le 31 mars 2026, ce sont plus de cinq millions d’autorisations électroniques de voyage (ESTA) qui ont été traitées par les autorités américaines. Une performance logistique impressionnante qui démontre la volonté de Washington de ne rien laisser au hasard.
Malgré cette accélération, le responsable américain a tenu à rassurer : « Nous ne contournons pas les exigences de sûreté et de sécurité », a-t-il martelé. Tous les demandeurs restent soumis aux mêmes contrôles de sécurité rigoureux et aux mêmes procédures de vérification. Le FIFA Pass n’est qu’un outil de gestion administrative, pas un passe-droit sécuritaire.
La compétition, organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, attirera des centaines de milliers de supporters venus des quatre coins du globe. Face à ce défi logistique sans précédent, l’administration américaine semble avoir trouvé un équilibre entre l’impératif d’accueil et l’exigence de sécurité. Reste à voir si ce mécanisme tiendra toutes ses promesses lorsque les flux atteindront leur pic au moment du coup d’envoi.
Amen K.
